Le souhait de la nuit

Le souhait de la nuit


18 ans, dix huit printemps comme on dit. Je n'ai pas l'impression d'avoir vieilli, ni changé. En fait je commence à avoir les mêmes pensées que quelqu'un qui m'est très cher. Les anniversaires ça sert à rien. On naît, ce moment ne dure même pas une fraction de seconde, et on entre dans le monde. A quoi cela sert de le fêter tous les ans ? Serait ce pour se rappeler que le temps s'en va ? Que l'on est condamné à mourir un jour ? Je me suis souvent demandé a quoi servait l'homme. C'est vrai, on vient, on n'a pas choisi d'être là et on nous dit qu'on va disparaître au bout de quelques années. On se bat entre nous, on cherche à dominer ce monde qui nous survivra et on le détruit par notre bêtise. Allez souffle sur les bougies et fais un voeu. Mais quel voeu faire ? Un voeu réalisable ? Un souhait impossible ? Souvent de par notre égoïsme exacerbé on souhaite quelque chose pour nous. Depuis deux ans je n'en ai plus le goût. Et depuis deux ans je fais le même voeu impossible pour l'Humanité entière. Une pensée d'espoir, pour nous tirer de la nuit. Le souhait d'une nuit, le souhait d'une vie. Il existe beaucoup d'hommes mais il existe très peu d'Hommes. Avec un grand H. Ceux qui ne cèdent pas à leurs pulsions primaires, ceux qui font bouger les choses, ceux qui sont sages et en même temps humbles de n'être que des hommes. L'homme ne sert à rien, l'Homme a un sens. L'Homme bâtit et l'homme détruit. L'homme est un monstre. Je suis un monstre. Comment devenir meilleur ? Comment devenir un Homme ? Comment devenir Humains, nous qui le prétendons sans pour autant l'être. Nous nous disons Humains mais nous ne sommes que des hommes. Des bêtes, terrifiantes et sans pitié. Souhait de la nuit. Souhait du jour qui éclairerait nos vies. Souffle, souffle, petite fille. Et poursuit ta quête vers l'Humanité, cela ne coûte rien de rêver.

All I wish is to dream again, My loving heart,
Lost in the dark, For hope I'd give my eveything
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# Posted on Tuesday, 17 February 2009 at 6:34 AM

Je voulais te dire

Je voulais te dire
Je voulais te dire,

Je suis en train de trouver une vieille excuse pour ne pas aller voir des gens. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai besoin de m'isoler aujourd'hui, de ne voir personne. Je lutte depuis hier, tu sais, et pour ne pas me faire de mal j'ai coupé mes ongles. Toutefois, il y a tous ces objets tranchants qui m'appellent et c'est terrible. Ces gens comptent sur moi pour que je vienne. Mais je sais que quelques uns d'entre eux vont me blesser plus encore même si d'autres vont m'aider. Je ne sais pas, j'ai peur de voir des gens en ce moment. Je suis hors de la vie en quelque sorte et cela me ronge, si tu savais. Pitié. Dis moi qu'elle partira un jour cette saloperie de réflexe ! Ca fait quatre mois qu'en m'endormant j'ai cette image devant les yeux, cette image de moi, recroquevillée et presque nue devant un miroir, les cheveux en bataille et le mascara qui avait coulé sur mes joues. L'enfer. Mon corps ? Ce n'était que des marques d'ongles ou de griffures y compris le visage, partout. Je ne ressemblais plus à rien. Je me suis regardée avec effroi pendant une heure. J'avais froid, je tremblais, j'étais seule face à l'horreur. Ce n'était pas quelqu'un qui m'avait fait ça : c'était moi... Et j'avais si honte. Je n'avais pas confiance en moi à l'époque. Tu sais, il est plus facile de se haïr que de s'aimer...Alors quand maintenant je doute, il y a toujours cette voix dans ma tête qui me dit : « tu n'es qu'une bonne à rien puisque tu as osé te faire ça ! Tu devrais avoir honte de toi et te punir ! Punis toi vilaine ! ». Et puis, plus tu te punis, plus tu as honte donc plus tu te punis et le cercle vicieux commence... Lorsque tu arrêtes, c'est si dur de se dire : « non ! » ; de résister, en pleurant toute la nuit, en serrant plus fort, plus fort encore, une pauvre peluche dans tes bras pour ne pas sombrer. Quand les lueurs du jour éclairent ton visage, c'est comme une délivrance. Doucement sortir de l'enfer... Combien de nuit ai-je passées à torturer cette peluche ? Je ne sais plus. Les gens me blessent sans s'en rendre compte bien souvent. Avant, quoi que je dise quoi que je fasse je me sentais transparente ou méchante dans chaque parole que je prononçais. Je n'existais pas, je n'étais rien. L'avenir ? Il s'arrêtait à demain. Je pensais que jamais personne ne saurait me comprendre et puis je t'ai rencontré, toi qui a su lire en moi sans que je parle, tu m'as comprise. Aujourd'hui je marche pour moi, mais pas seulement : je marche pour nous. Il y a un après demain, et un après après demain, c'est merveilleux. Seulement, aujourd'hui je suis triste et je sens cet énorme vide, celui de l'absence d'une mère. Personne n'y peut rien, pas même moi. Une vie ne suffira pas à ne plus ressentir le vide qu'elle a laissé. Chaque année la peine, la douleur, s'atténue un peu mais pour qu'elle s'atténue il faut tous les ans faire l'effort d'y repenser et de se replonger dans ces souvenirs pour mieux comprendre, pour chercher certaines réponses et pour apprendre à se dire cette phrase que je n'arrive pas à prononcer à voix haute : " je ne la reverrais jamais". Il me faudra toute une vie pour apprendre à dire cette phrase et encore. Tu n'imagines pas. L'amour que je lui porte est si grand. Je me sens frustrée de devoir le donner à des nuages, en espérant qu'ils transmettent le message. Je me rappelle des souvenirs ensemble, les souvenirs tristes comme joyeux. Je me sens frustrée. J'aimerais en avoir plein d'autres nouveaux auxquels repenser, j'aimerais lui présenter l'homme que j'aime, me confier à elle et rire. Lui dire que je l'aime en face, j'aimerais tellement lui redire ! Tellement pouvoir à nouveau la toucher et la serrer dans mes bras ! Je sais qu'elle vit en moi, mais à mon coeur blessé ça ne suffit pas. Ce n'est qu'un bonbon sucré dans une bouche amère, cela fond bien trop vite pour pouvoir penser à autre chose. Il n'y a pas un seul jour sans que je pense à elle, sans que je la cherche des yeux, même ne serait ce qu'une fraction de seconde. Personne ne peut m'aider parce que personne ne peut la faire revenir. Je lui en ai tellement voulu d'être partie, mais je me le suis caché à moi même... J'étais si petite. Tout le monde a oublié que j'étais une enfant parce que je ne le montrais plus simplement. Je n'avais jamais hurlé au ciel "tu n'avais pas le droit". Ce n'est que cette année que j'ai pu le murmurer, je n'osais pas lui en vouloir. J'ai fait face à ma famille, à mon père, a tout, j'ai été "une grande". Mais ce n'était qu'une apparence parce que plus je jouais la grande, plus la petite fille en moi commençait à mourir. Aujourd'hui, je suis redevenue cette petite fille, et ma mère me manque comme l'eau manque à la mer pour être elle-même. Je dois apprendre seule à grandir maintenant. C'est un si grand vide. Chaque fois que je la cherche des yeux et que je ne la trouve pas je le ressens, pendant une fraction de seconde. Je ressentirais ce vide tous les jours de ma vie... Parfois ce sera comme souvent une fraction de seconde, apprendre à petite dose à dire adieu... Et d'autres fois plus longtemps... C'est con mais je n'ai pas encore réussi à me convaincre que je la reverrais plus jamais, je me dis que c'est pas possible qu'elle est en vie, là, quelque part, et qu'on se recroisera. Ça fait deux ans que mon coeur pense ça et deux ans qu'elle n'est pas revenue. Pourtant je sais que ça ne sert à rien de croire qu'elle reviendra. Je le sais oui, et c'est ça le pire. Mon cerveau le sait mais mon coeur ne veut pas l'entendre. Ne sois pas désolé, de toute façon personne n'y peut rien, c'est triste mais c'est comme ça....

Je t'aime,
Rebecca.

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# Posted on Tuesday, 11 November 2008 at 8:03 AM

Instant livres

Instant livres
A lire :

L'inespérée - Christian Bobin
T'es toi quand tu parles - Jacques Salomé
Les nourritures terrestres - André Gide
La nuit des temps - Barjavel X
Où es tu ? - Marc Levy
Maktub - Paulo Coelho
Rien - Jeanne Teller
Bubble Gum - Lolita Pille
Les Fourmis (tome III) - Bernard Werber
Si c'est un homme - Primo Levi
L'abre des possibles - Bernard Werber
Holmes et moi - Jakuta Alikavazovic

A acheter :

Sept jour pour une éternité - Marc Levy X
Vous revoir - Marc Levy X
La prochaine fois - Marc Levy X
L'abre des possibles - Bernard Werber
Rien - Jeanne Teller
Bubble Gum - Lolita Pille

# Posted on Saturday, 24 May 2008 at 8:02 AM

Edited on Sunday, 07 September 2008 at 3:15 PM

Shootée à la fatigue

Shootée à la fatigue
Toujours les mêmes journées. On se lève, à reculons, en se sentant comme un robot programmé pour les tâches répétitives. Puis, on va se laver pour se sortir la tête du seau. Ensuite, les cours. Toujours les cours. Les mêmes gens qui se croisent et se décroisent sans se voir. Mais où est passé l'amour dans tout ça ? Je suis fatiguée. Pire, je me drogue à la fatigue. Le manque de sommeil ça me grise, ça me donne l'illusion d'échapper à cette cage où mon oiseau intérieur est enfermé, je suis hors d'eux, hors du temps.

"J' voudrai finir ma vie à Katmandou
C'est bien plus doux de faire des rimes en ''ou''
Mais je veux être givré, triplement givré
Swinguer comme les triplettes de Belleville"

La musique pour seul échappatoire. Une dose plus forte d'allumettes sur mes yeux à chaque fois. Au point où j'en suis, je devrais me mettre sérieusement au café. Tic, tac, tic ,tac, le temps passe. Lentement, trop lentement.

Pourquoi les moments de bonheur courent si vite ?
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# Posted on Wednesday, 21 May 2008 at 5:30 PM

Edited on Saturday, 24 May 2008 at 6:17 AM

Comme une envie de monter dans les arbres.

Comme une envie de monter dans les arbres.
J'adore quand on fait les fous, vraiment. Y a pas de sensation plus agréable que ça à par l'amour. J'adore me prendre des fous rires pour rien, jouer à Bobby carotte, m'éloigner du grand sapin vert pour aller cueillir des pâquerettes. Bon, j'aime moins voir des points roses, des citrons qui bougent et des lignes rouges en trop sur le mur, mais finalement, je commence à m'habituer. J'aimerais passer toute ma vie là, même plus avoir cours, et me laisser emporter par ces douces après midi en votre compagnie, loin de la tristesse et des croissants de lune bleus qui courent sur ma peau. C'est un cercle vicieux, mais, je crois que j'ai arrêté de faire partie du cercle, de toute façon autant accepter, on se refait pas. Je suis quelqu'un de très lunatique en fait. Dès qu'il y a un orage tout ce que j'ai emmagasiné sans le dire ressort et je me mets à pleurer à chaudes larmes. Ca m'était jamais arrivé avant, je crois que je commence à comprendre ma mère d'un coup, puis elle me manque et je suis encore plus triste. Et cette chose qui m'obsède, ça fait un bout de temps. LE revoir, lui. Celui qui a fait basculer nos vies. Je n'oublierais jamais son visage, même lobotomisée je pourrais pas. Il faut que je le revoie, il faut que je sache si oui ou non si cette promesse était un mensonge. Je cours après une vérité qui risque de faire mal. Tant pis, je prends le risque.

« Le voyageur songe à sa propre vie. Comme toute existence, elle est faite des fragments de tout ce qui lui est arrivé : les situations qu'il a vécues, des extraits de livres qu'il n'a pas oubliés, les enseignements de son maître, des histoires que lui ont contées un jour ses amis, des réflexions sur son époque et sur les rêves de sa génération... Et il s'efforce de comprendre sa propre construction spirituelle. »
[Paulo Coelho, Maktub]

Pourtant, là j'y pense, mais avec vous ce qui est merveilleux c'est que j'oublie tous mes problèmes. Ils flottent en suspend dans l'air et c'est comme une pause sur tous ces tracas qui me rongent, juste un arrêt dans le temps pour pouvoir enfin respirer et vivre. Juste profiter de la vie avec vous, le soleil sur ma peau, rire, aimer, me sentir à ma place.
J'aime l'été, vraiment.
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# Posted on Tuesday, 13 May 2008 at 4:25 PM

Edited on Tuesday, 13 May 2008 at 4:37 PM